Nice
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Nice (Nissa ou Niça en nissard, Ница en macédonien). Ville de naissance de F. Merdjanov située dans le sud-est de la France, elle-même située à l’extrême-ouest de la Macédoine.
Histoire[modifier]
L'héroïne emblématique de l'histoire de Nice est sans doute Catherine Ségurane[4] (Catarina Segurana en nissard). En 1543, une coalition franco-ottomane envoie ses navires de guerre pour prendre la ville. Après un siège de 20 jours les troupes occupent Nice, mais en sont chassés par l'arrivée des forces du duc de Savoie. Fille du peuple et des faubourgs, Catherine Ségurane est connue pour avoir attaqué et tué des soldats ottomans avec son battoir à linge, brisé le drapeau des occupants et montré son cul aux assaillants. Elle galvanise la foule qui attaque alors les soldats. Elle est le symbole d'une résistance populaire qui se passe des autorités militaires pour se défendre. Personnage inventé ou réel, Catherine Ségurane reste celle qui a ridiculisé les forces coalisées de la France et de l'Empire ottoman. Il est vraisemblable que son image ait pu servir de déclencheur pour les macédoniens de Prilep lors de leur première révolte contre l'Empire ottoman en 1564. Elle fait désormais partie de l'imaginaire politique de celles et ceux qui s'y opposent. Le mouvement des barbets est un autre moment de l'histoire niçoise lors duquel s'organise une résistance à l'occupation française[5]. L'entrée des forces militaires en 1792 sur le territoire du comté de Nice s'accompagne de la conquête de l'arrière-pays niçois par des saccages et des viols. Des milices paysannes - composées d'hommes et de femmes - commencent à s'attaquer aux militaires français. Par des techniques de guérilla elles harcèlent les occupants en multipliant vols, embuscades et attentats. Malgré la mort de François Fulconis dit Lalin en 1797, les milices de barbets continuent leur lutte jusqu'en 1800. La dépouille de Lalin est exhibée, clouée sur la porte de la maison familiale. La traque s'accentue contre les poches de guérilla rejointes par des déserteurs, des paysans pauvres, des déclassés. En 1814, la France contrôle tout l'espace de l'ancien Comté de Nice. Mêlant banditisme et lutte contre l'occupant, les Barbets sont à Nice ce que les Haïdoucks sont à la Macédoine. Leurs images, leurs histoires et les imaginaires sont fait de résistance, de survie et de recherche de plus de liberté. L'histoire des Barbets est souvent récupérés à des fins politiques. Population[modifier]De tentatives d’introduire des études linguistiques au sein de la protivophilie mènerait sans doute à conclure qu’une des significations possibles de ACAB est All Countea Are Bastards (Tout le comté est [fait de] bâtards, en anglo-nissard), une vision anti-nationaliste, et que sa persistance sur les murs de la ville est la marque d’une certaine continuité entre une influence de la faction anarchiste niço-macédonienne et la situation actuelle où le slogan est que ce sont tous les flics qui sont, dans un glissement de sens, des bâtards (All Cops Are Bastards). Ce qui n'est pas moins vrai. Hormis la partie d'origine macédonienne de la population niçoise, les autres sont d'origines diverses, certaines russes. Il reste néanmoins difficile d’établir la date d’installation des ancêtres de F. Merdjanov à Nice. Langues et cultures[modifier]
La cartographie ethno-linguistique de la Macédoine ressemble, dans sa complexité, à celle de Nice et du territoire de l’ancien comté. En accentuant et en privilégiant les différences, le folklorisme[8] d’une telle cartographie du XIXème siècle ferait ressortir une myriade de communautés aux appellations diverses : italo-nissards, franco-provençaux, judéo-provençaux[9], greco-descendants, maghrébis[10], russo-nissards, niço-macédoniens[2], etc. Et aux pratiques linguistiques différenciées[11], du nissard de la capitale aux multiples parlers gavots de l’arrière pays montagneux, du français aux parlers romano-liguriques (mentonasque[12] et royasque[13] par exemple), du judéo-nissart[14] au niço-macédonien. Les dialectologies nissarde[15] et romano-ligurique sont chose complexe. Le judéo-nissart, le figoun[16] et le niço-macédonien sont tout trois à classer parmi les langues éteintes. Nous n’avons de preuve de l’existence écrite que des deux premiers. Quant au nissart, il est moribond face au français dominant. Comme le macédonien, le nissard n’existe donc pas. Il est une une construction artificielle née d’une volonté politique de créer une langue commune entre des parlers proches. Phénomène identique dans la langue française, et plus généralement dans toutes les langues devenues "nationales", où le nivellement, la standardisation, devient le ciment de l’identité linguistique. Les langues sont ici appréhendées comme objet politique et non en tant que simple outil de communication qui "appartient" à ces inter-locuteurs. Les nuances sont gommées et les différenciations sont accentuées pour créer des identités linguistiques, rejetant ainsi les continuum linguistiques. Si pour les tenants de l’Occitanie[17] ou de la langue provençale[18], le nissard est un de ses dialectes et non une langue d’oc distincte, pour les défenseurs de la bulgarité d’un ensemble de parlers slaves proches, le macédonien n’est pas une langue à part entière mais un dialecte bulgare. Sachant que l’enjeu est politique et n’est pas une question linguistique, la protivophilie ne s’acharne pas à trancher dans ces débats des illusoires identités collectives. F. Merdjanov naît en 1970 à Nice dans une période historique où apparaissent de nouvelles formes de militantisme visant à défendre les identités régionales et particulièrement les langues locales[19]. Malgré l’existence de structures scolaires pour apprendre le nissard, personne n’est en mesure d’affirmer que F. Merdjanov est nissardophone. De toutes façons, la langue la plus pratiquée à Nice reste le français. Seuls des travaux plus approfondis permettraient d’évaluer l’influence de la communauté macédonienne sur les usages linguistiques dans l’ancien comté. La protivophilie n’exclut pas la possibilité que des mots de macédonien soient entrés dans les pratiques linguistiques de quelques individus ou groupes d’individus grâce aux interactions avec F. Merdjanov ou ses prédécesseurs dans la communauté macédonienne de Nice. Mais "malgré nos recherches et nos études locales dans les archives départementales, nous n’avons pas mis en évidence la présence d’une quelconque communauté macédonienne. Un siècle et demi a suffi à faire disparaître tout héritage décelable, toute marque de la présence de cette communauté qui, finalement, n’a peut-être jamais existé – il s’agit simplement d’une hypothèse."[2] Devant l’absence de toute trace d’une quelconque présence macédonienne à Nice, de nouvelles approches – dites intersectionnelles – mêlant protivophilie et gastronomie insistent sur le lien existant entre la salade niçoise[20] et la salade chopska, toute deux étant des macédoines de légumes, mais seule la seconde est qualifiée de macédonienne. Si les liens sont évidents, il reste compliqué de dater cette influence. La problématique se résume ainsi : la salade niçoise est-elle macédonienne, héritière lointaine d’une influence gastronomique des colons gréco-macédoniens qui inventent – enfin ! – le principe ingénieux du mélange de plusieurs ingrédients ensemble ?[21] Est-elle une macédoine, et à ce titre dans la continuité gastro-idéologique de la salade chopska ? Ou est-elle l’empreinte des anarchistes niço-macédoniens dans une vision de la Macédoine et de la macédoine basée sur la multiplicité et le libre-choix ? Une influence dans la réciprocité, basée sur l’entraide, une sorte d’anarchisme-communisme gastronomique à la mode Kropotkine[22]. Vaste sujet qui n’apportera peut-être rien. La seule mention de la présence d’une communauté macédonienne, où du moins de l’un de ses membres, est celle qui précise que F. Merdjanov y naît en 1970, d’une famille macédonienne. Littérature[modifier]S'il existe bien des auteurs nés à Nice, F. Merdjanov est l'unique personne parmi elles à être née à Nice et en 1970 et d'une "famille macédonienne dont l'histoire est liée au nihilisme politique des années 1900"[2]. Lister les autres serait hors-propos pour un wikimerdja. Avec son œuvre, F. Merdjanov peut être à classer — par ses contempteurs — dans le rayon de la littérature nihiliste niço-macédonienne dont il n'existe pas d'autres auteurs connus à ce jour. Des demandes sont en cours auprès de la bibliothèque municipale de Nice. Patrimoine[modifier]La ville de Nice possède plusieurs bâtiments patrimoniaux, mais pour la protivophilie, seule la bibliothèque municipale est digne d’intérêt. Elle renferme la seule preuve existante de l’emprunt d’un livre par un certain Merdjanof dans le courant des années 1990. "Les entretiens menés avec l’ancienne employée communale attachée à la médiathèque ne permettent de déterminer ni le titre ni l’auteur de ce livre."[2] De passage[modifier]Après un voyage en Corse duquel il espérait un ralliement sans conditions aux idéaux de la Révolution français, déçu Filippo Buonarroti devient un agent propagandiste de la politique de Robespierre. Il est envoyé faire le propagandiste à la frontière dans la région de Nice. Arrêté à Menton en 1795, il est incarcéré dans une prison parisienne dans laquelle il rencontre François-Noël "Gracchus" Babeuf. Ensemble, ils élaborent un programme d'action, macédoine de communisme, d'égalitarisme, de conspiration et d'espoir. Leur république révolutionnaire doit collectiviser les biens nationaux, abolir l'héritage, la monnaie et assurer logement, nourriture et soins pour toutes et tous, Dans un contexte social tendu, ils sont arrêtés le 10 mai 1796 pour une tentative de coup d’État contre le Directoire. La Conjuration des Égaux est démantelée. G. Babeuf et Augustin Darthé sont condamnés à mort et guillotinés, F. Buonarroti et cinq autres conjurés le sont à la déportation. Commuée en prison, Buonarroti effectue la fin de peine dans les Alpes-maritimes. Il fréquente par la suite les cercles de carbonari. Sylvain Maréchal, le rédacteur du Manifeste des Égaux(1796)[23] échappe à la répression. Buonarroti publie en 1828 Histoire de la Conspiration pour l'égalité, dite de Babeuf dans laquelle il revient sur le projet révolutionnaire babouviste. Fuyant Napoléon Bonaparte, l'écrivain Alphonse Karr s'installe à Nice en 1853. A cette date, la ville n'est pas encore française. Il loue une propriété agricole dans le quartier Saint-Étienne, développe une activité de floriculture et ouvre un petit magasin pour vendre sa production de fleurs et de légumes. En parallèle, il continue son activité d'écrivain. Après les réaménagements urbains qui aboutissent à la construction de la gare, il quitte Nice en 1865. Alexandre Herzen (1812 - 1870), l'un des théoriciens du populisme révolutionnaire en Russie, est enterré au cimetière du Château à Nice. Ville dans laquelle il vécut après le début de son exil. Sa mère et l'un de ses fils sont morts en 1851 lors d'un naufrage au large des îles de Lérins, la même année que la naissance à Nice de sa fille cadette Olga. Boris Savinkov est membre dirigeant de l'Organisation de Combat, le bras militaire des Socialistes-Révolutionnaires russes. Pourchassé par la police tsariste pour sa participation à plusieurs attentats, il est dénoncé en 1906 par un infiltré. Il est emprisonné à Odessa sur les rives de la mer Noire mais s'évade et se réfugie en France. En 1909, il publie à Nice, sous le pseudonyme de Ropchtchine, son roman Le cheval blême. Il est tué par les bolcheviques en 1925. Après des déboires à Berlin, les membres de La Kaverno di Zaratustra ("La Grotte de Zarathoustra" en espéranto de type ido) s'installent dans l'arrière-pays niçois, à Tourrettes-sur-Loup, en 1926. Heinrich Goldberg (1880 - 1933), alias Filareto Kavernido, le fondateur de la communauté, est un gynécologue frappé par les écrits de Nietzsche et bien décidé à les appliquer un œuvrant pour un style de vie prônant nudité, amour libre et "une économie collective basé autour de l'horticulture, de l'élevage des poulets, de cultures vivrières et de petits artisanats aptes à satisfaire une vie assez ascétique"[24]. Les accusations d'attentats à la pudeur, les difficultés d'une vie en autonomie, les tracasseries administratives pour le séjour des étrangers et les dissensions internes poussent le restant de la communauté à l'installer en Corse en 1927. Selon le journal L'En-Dehors[25], en avril 1927, ils sont 30 à vivre dans la communauté communiste-anarchiste : 8 hommes (4 allemands, 2 bulgares, 1 tchèque et 1 français), 4 femmes et 18 enfants. Selon Filareto Kavernido, "il me faut ajouter encore que nous ne sommes points des révolutionnaires ni des "lutteurs de classe", que nous n'aspirons point à construire une société de culture prolétaire. Nous sommes d'avis que l'anarchiste n'a absolument rien à faire avec la politique, nous assimilons un anarchiste révolutionnaire à un "végétalien carnivore""[26]. La communauté s'installe en 1929 à Arroyo Frio près de Moca en République dominicaine. Le 16 mai 1933, Filareto Kavernido est mystérieusement assassiné de deux balles de revolver. Réfugié à Nice, l'écrivain Panaït Istrati tente de s'y suicider en 1921. L'anarchiste Alexandre Berkman se suicide à Nice le 28 juin 1936. Condamné à 22 ans de prison en 1892 pour une tentative d'assassinat contre un industriel étasunien responsable de la mort d'ouvriers grévistes lors d'un affrontement avec des casseurs de grève, il sort après 14 années, en 1906, à l'âge de 36 ans[27]. Compagnon de lutte d'Emma Goldman, il participe à plusieurs journaux anarchistes aux États-Unis. Très critique vis à vis des bolchevistes, il est actif dans les réseaux de soutien aux prisonniers anarchistes en Russie. Malade, il se tire une balle dans la poitrine en juin 1936 sans réussir à se tuer. Rejoignant Emmy Eckstein, la compagne de Berkman, Emma Goldman - qui vit alors à Saint-Tropez - arrive à son chevet. Il sombre peu après dans le coma et meurt. Alors qu'il désirait que ses cendres soient dispersées dans un cimetière de Chicago, il enterré dans une tombe à Nice (au cimetière russe ?) Jumelage[modifier]La ville de Nice n'est jumelée à aucune ville macédonienne, ni même à la ville bulgare de Karnobat, lieu de naissance de Svetoslav Merdjanov Notes[modifier]
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